Des groupes de jeunes hommes ont bloqué une autoroute en périphérie d’Abuja, la capitale fédérale, avant d’être dispersés par la police et l’armée.
Des groupes de jeunes hommes ont dressé des barricades de pneus en feu au niveau du district de Tafa, sur la route entre Abuja et Kaduna qui mène vers le nord du pays, et ont mis le feu à un commissariat, a pu constater un journaliste de l’AFP sur place.
En remontant l’axe routier dans une scène de grande confusion et de colère, ils chantaient et criaient : « Les kidnappings doivent cesser ! » « Il y a cinq jours, ils ont enlevé quatre personnes. Et hier ils sont revenus et en ont enlevé seize », criait l’un deux, ne souhaitant pas divulguer son identité, comme tous les autres manifestants.
La police de l’Etat nigérian du Niger, frontalier de Tafa, a confirmé lundi l’enlèvement de six personnes dans la nuit de dimanche à lundi, mais a vivement condamné les manifestations. « Des voyous ont bloqué les deux voies de la voie rapide entre Abuja et Kaduna pour protester contre l’escalade des kidnappings dans leur communauté », a fait savoir dans un communiqué Wasiu Abiodun, porte-parole de la police locale : « Ces mêmes voyous ont ensuite vandalisé et mis le feu au commissariat de Gauraka. »
« Ça ne va pas ! Ça devient hors de contrôle, confie un manifestant. A chaque fois c’est la même chose : les forces de sécurité arrivent trop tard, une fois que les kidnappeurs sont partis. » Selon les médias locaux, douze personnes ont été enlevées sur cette route réputée pour son insécurité rien que la semaine dernière. « C’est le chaos ici. On ne dort plus. Et s’il n’y a pas de renforcement de la sécurité, le problème va empirer », a expliqué un manifestant.